














Rechercher un ouvrage:
Naviguer par catégorie:
Artistes & Auteurs | Collections | Thématiques | A paraître
Découvrons l'Art
L'enfance de Charles Lapicque est nourrie par les sciences et les arts, particulièrement la musique, ce qui l'amène à poursuivre en parallèle ces deux vocations. Diplômé de l'Ecole centrale des arts et manufactures en 1921, il exerce le métier d'ingénieur qu'il décide d'abandonner quelques années plus tard pour se consacrer entièrement à la peinture.
Après une courte période abstraite, il revient à l'étude de la réalité, attentif à la question de la couleur qui, avec le dessin, reste l'une de ses préoccupations majeures et l'élément distinctif de son style, qui dépasse le vieux débat figuration-abstraction.
La crise l'oblige à accepter un poste de préparateur à la faculté des sciences de Paris, lieu qu'il mettra à profit pour mener ses études sur la perception et l'échelonnement des couleurs dans l'espace.
Dès lors ses recherches, qui remettent en cause les traités picturaux issus de la Renaissance, et sa thèse de doctorat sur
« l'optique de l'œil et la vision des contours », soutenue en 1938, influencent durablement son travail.
Membre des « Jeunes Peintres de tradition française », il occupe une place essentielle et tout à la fois singulière au sein du groupe constitué au début de l'Occupation. Abandonnant définitivement sa carrière scientifique en 1943, il adopte ensuite une totale indépendance, poursuivant son travail sur la figuration en traitant plus particulièrement ses thèmes de prédilection : la mer (il est peintre de la Marine de 1948 à 1966), les courses hippiques, la civilisation antique, la musique, les figures armées.
Il en ressort l'image d'un peintre audacieux et surtout très original, jouant paradoxalement d'initiateur dans le domaine de la non-figuration et devançant souvent ses jeunes contemporains de la Figuration narrative
ou ceux de la Figuration libre.
Charles Lapicque, la vocation maritime
Charles Lapicque (1898-1988) occupe une place décisive dans l'art qui s'expose à Paris dès le début des années 1940. Etonnant mélange d'esprit méditatif et de tempérament sportif, il est aussi un marin chevronné qui navigue chaque été le long des côtes bretonnes. Très tôt, la mer accompagne son irrépréssible inventivité pour devenir peu à peu le thème dans lequel il ne cessera de déployer ses préoccupations picturales et son plaisir de peindre.
Exposition au Musée de Morlaix, les Jacobins jusqu'au 30 octobre 2011